Soudan du Sud

Strengthening Midwifery Services in South Sudan Phase 2 (SMSII)

2020 était l’année de l’infirmier et de la sage‑femme, mais c’est la COVID‑19 qui a prédominé. Si la COVID nous a appris quelque chose, c’est à quel point les infirmiers et les sages‑femmes sont indispensables, surtout dans des milieux où il manque de ressources.

— Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS à l’occasion de la Journée internationale de la sage‑femme

COVID ou non, les femmes continuent de tomber enceintes et d’avoir des bébés. La COVID n’a pas empêché les mères d’avoir des enfants. Les métiers d’infirmier et de sage‑femme sont des professions qui ne permettent pas la distanciation sociale et physique. Nous mettons des enfants au monde sans masque. La malaria n’a pas disparu, parce que la COVID est apparue.

– Doris Lamunu, Gestionnaire de programme, SSNAMA

Les sages‑femmes et les infirmiers dans les zones rurales peuvent parfois passer trois ou quatre semaines sans recevoir d’ÉPI. La plupart des gens sont illettrés dans la communauté. Et ils ne croient pas que la COVID‑19 existe réellement. Ils nous disent, “nous n’avons pas d’eau propre. Nous n’avons pas de savon. Pourquoi devrions‑nous porter des masques ?”

– Agnes Juan Silver, Secrétaire générale, SSNAMA

L’Association des infirmières et sages‑femmes du Soudan du Sud (SSNAMA) a mené une campagne de participation du public et a diffusé des vidéos sur WhatsApp pour exiger plus d’ÉPI.

Les tests de COVID coûtent 250 $ US.
Le salaire moyen des sages‑femmes est de moins de 10 $ par mois.

Strengthening Midwifery Services in South Sudan Phase 2 (SMS II)  visait à accroître la disponibilité de prestataires de soins de santé qualifiés, en particulier de sages‑femmes, afin de réduire la mortalité maternelle et infantile au Soudan du Sud. SMS II est une collaboration entre l’Association canadienne des sages‑femmes (ACSF) et l’Association des infirmières et sages‑femmes du Soudan du Sud (SSNAMA) pour améliorer les résultats de santé et l’égalité des sexes dans tout le pays par le biais de la formation des sages‑femmes et du renforcement des associations.

SMS II (2016-21) est un projet dirigé par Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), soutenu par le ministère de la Santé du Soudan du Sud (MOH) et financé par les gouvernements du Canada et de la Suède.

Il s’agit notamment du programme de mentorat de pair à pair, un modèle de mentorat basé sur le jumelage qui met en relation des sages‑femmes en service du SSNAMA avec celui du ACSF.

Osons changer nos associations ! Et permettre à la SSNAMA de briller dans la communauté de Wau. Osons démarrer notre entreprise, en préservant l’esprit d’ici ! Après avoir fait des profits, les chapitres de la SSNAMA pourront grandir et s’agrandir de plus en plus !

– Sage-femme à Wau, Soudan du Sud

Avec l’aide des dons envoyés par les sages‑femmes canadiennes (presque 5 000 CAD), la SSNAMA a poursuivi ses efforts en vue d’atteindre son objectif de devenir financièrement indépendante des donateurs internationaux. Grâce aux formations commerciales offertes par VOSDO, chaque chapitre de la SSNAMA ouvrira un commerce conçu pour le soutenir financièrement, en fonction des enquêtes de marché, de sorte que les sages‑femmes puissent faire ce qu’elles font le mieux : sauver des vies.

Grâce à un travail dévoué et à des investissements accrus en éducation,
les mortalités maternelles sont passées de
2,000 décès par 100,000 personnes en 2010 à un peu moins de 700 en 2020.

En 2020‑21, tous les établissements d’enseignement ont dû interrompre leurs activités pendant une longue période en raison de la COVID‑19. Par conséquent, le système d’éducation déjà fragile et le réapprovisionnement des nouvelles sages‑femmes et des nouveaux infirmiers ont été encore plus retardés. Certaines classes ont déménagé en ligne, mais dans certaines zones où moins de 20 % des gens ont accès à Internet, l’enseignement virtuel n’est pas vraiment une option viable.

Malgré les revers essuyés en raison de la COVID‑19, la SSNAMA a continué à distribuer du matériel de recrutement innovant dans les écoles secondaires et les collèges. Ce matériel fait la promotion de la profession de sage‑femme et d’infirmer en tant que choix de carrière viable et fort utile.

Avant que tout ne ferme en raison de la COVID, les membres de la SSNAMA ont mis sur pied des ateliers de formation sur la santé et la sexualité adolescentes. Ceux‑ci comprenaient des discussions franches sur les menstruations, les éjaculations nocturnes et la prévention de grossesses non désirées. Les jeunes femmes dans la classe ont toutes reçu des trousses d’hygiène contenant des serviettes hygiéniques réutilisables, une petite serviette et un savon. Avec ces trousses, les filles peuvent continuer à aller à l’école, même pendant leurs règles, au lieu de perdre du temps d’apprentissage précieux assises sur des cendres et isolées.

SSNAMA a rejoint le Conseil International des Infirmières (CII) et a célébré son admission en 2020.

C’est un grand tournant pour nous en tant qu’association, et nous allons l’utiliser pour défendre plus largement la cause. Nous pouvons maintenant sentir fièrement que nous sommes membres de la communauté internationale des infirmiers. Pour les infirmiers, cela rehaussera leur profil dans le pays et nous sommes très heureux d’avoir l’occasion de participer pleinement aux activités du CII.

– Repent Khamis George, Président, SSNAMA

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