Le 22 octobre, l’ACSF a présenté les initiatives des sages‑femmes pour sauver des vies et défendre les droits des femmes et des filles dans le monde, en particulier au Soudan du Sud. Plus de 200 parlementaires de partout dans le monde étaient à Ottawa pour assister à un congrès de haut niveau sur la population et le développement.

L’ACSF, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) du Soudan du Sud et Action Canada pour la santé et les droits sexuels, a célébré les réalisations du projet Renforcer les services de sage‑femme au Soudan du Sud (SMS) financé par Affaires mondiales Canada. Tout comme les délégués de l’étranger, les parlementaires canadiens se sont vivement intéressés à l’événement. Parmi les participants de marque, notons Marie‑Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie; Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne‑Autochtones; Karina Gould, ministre des Institutions démocratiques, William Amos, député pour Pontiac (QC), Francesco Sorbara, député pour Vaughan‑Woodbridge (ON), Irene Mathyssen, députée pour London‑Fanshawe (ON) et Marilyn Gladu, députée pour Sarnia‑Lambton (ON).

Pourquoi 200 parlementaires du monde entier se sont‑ils réunis à Ottawa ?

Le sigle « IPCI/CIPD » désigne la Conférence internationale des parlementaires sur la mise en œuvre du programme d’action de la CIPD. Lors de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) de 1994 à Cairo, une vision novatrice et audacieuse de la relation entre la population, le développement et le bien‑être individuel a été formulée.

179 pays y ont adopté un programme d’action sur 20 ans tourné vers l’avenir qui s’appuie sur le succès des programmes des décennies précédentes relatifs à la population, à la santé maternelle et à la planification familiale, tout en abordant le travail sur la population sous l’angle des droits pour la première fois. Au lieu que les mesures soient uniquement axées sur le contrôle de la croissance de la population, comme ce fut le cas lors des conférences précédentes — un objectif considéré comme raciste par plusieurs dans l’hémisphère sud —, le Consensus du Caire a reconnu pour la première fois que l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes sont les pierres d’assise des programmes relatifs à la population et au développement.

Les droits des femmes et l’égalité des sexes à l’échelle mondiale continuent d’être des sujets épineux et il est difficile d’arriver à un consensus, ce qui rend l’IPCI plus essentielle que jamais. La conférence IPCI/CIPD rassemble tous les deux ans des parlementaires motivés provenant des quatre coins du globe, dont la plupart sont de jeunes femmes, pour réaffirmer la pertinence des recommandations de la CIPD et pour continuer à consacrer des ressources à l’atteinte de l’égalité des femmes ainsi qu’à l’accès à la santé et aux droits reproductifs pour les femmes, les filles et les familles dans le monde. La toute pre-mière conférence IPCI s’est tenue à Ottawa en 2002, et le fait que cette rencontre importante se soit encore tenue au Canada en 2018 marque la place de chef de file qu’occupe le pays en matière de droits des femmes dans le monde.

Les délégués de l’étranger découvrent le travail de l’ACSF

La réception de l’ACSF visait à être interactive : postes d’apprentissage où les parlementaires pouvaient s’exercer à effectuer des accouchements à l’aide des mannequins utilisés pour les compétences en urgences obstétricales, documentaires produits sur le projet SMS II (Renforcer les services de sage‑femme au Soudan du Sud) et kiosques d’information. Les possibilités d’apprentissage pratique offertes aux délégués reflétaient les principaux éléments du projet SMS II et ont mis en lumière la puissance du partenariat et du renforcement mutuel des capacités. Des sages‑femmes canadiennes participant au projet SMS II, des sages‑femmes de l’étranger participant à d’autres projets de l’ACSF Mondial ainsi que des sages‑femmes canadiennes et du NACM se sont entretenues avec des parlementaires tout au long de la soirée à propos du rôle des sages‑femmes dans la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs.

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