Le projet Improved Service Delivery for Safe Motherhood (ISDSM) en Tanzanie prend fin ce mois-ci après avoir atteint et dépassé tous ses principaux objectifs.

Emmanuelle Hébert, directrice des programmes mondiaux de l’ACSF, a souligné l’importance de ce projet, le premier à l’échelle internationale pour l’ACSF et le premier entrepris en partenariat avec une association sœur, la Tanzania Midwives Association (TAMA). Plus d’une douzaine de sages‑femmes canadiennes ont participé au projet s’étendant en deux phases.

« Ce projet fut une magnifique occasion de solidifier notre relation avec la TAMA, de permettre aux sages‑femmes du Canada et de la Tanzanie d’échanger des connaissances et des compétences ainsi que de donner le coup d’envoi au travail international de l’ACSF. »

— Emmanuelle Hébert

Le projet ISDSM a rassemblé des sages‑femmes de la Tanzanie et du Canada dans le but qu’elles échangent leurs connaissances et leur expertise pour mettre au point une formation de cinq jours sur les urgences obstétricales pour les sages‑femmes (Midwives Emergency Skills Training — MEST). Grâce à des techniques et à des exercices sur des mannequins de formation, les sages‑femmes peuvent maîtriser des compétences essentielles pouvant sauver des vies. La formation a porté sur la pré‑éclampsie et l’éclampsie, l’accouchement par le siège, l’accouchement de jumeaux, l’arrêt de progression du travail et de nombreuses autres complications fréquemment rencontrées par les sages‑femmes dans leur travail.

À la fin du projet en septembre 2018, 520 sages‑femmes tanzaniennes auront suivi la formation MEST et 24 sages‑femmes enseignantes auront été formées pour offrir de la formation basée sur les compétences (FBC). La formation en FBC présente aux enseignantes expérimentées des manières de mieux encadrer et accompagner leurs étudiants en matière de techniques pratiques et de jugement clinique, ce qui permet aux deux parties de s’harmoniser aux normes internationales de pratique sage‑femme.

Le succès de cette formation montre qu’au‑delà des cultures et des milieux très différents, les sages‑femmes partagent un engagement inébranlable envers la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles partout dans le monde.

Le projet a été financé par la fondation française Sanofi Espoir et s’est étalé sur cinq ans en deux phases.

Vidéos qui mettent en lumière les objectifs et les réussites du projet

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