Le 3 mai, des parlementaires, des sages-femmes et des citoyens canadiens se sont rassemblés pour célébrer la Journée internationale de la sage-femme et la répercussion du projet Les sages-femmes sauvent des vies (MSL), financé par le gouvernement du Canada, à l’occasion d’un événement organisé par Mona Fortier, députée d’Ottawa-Vanier, Cuso International et l’Association canadienne des sages-femmes.

Tonia Occhionero (Executive Director, CAM) and Mona Fortier (MP, Ottawa-Vanier)

À leur arrivée, les invités ont reçu l’un des cinq scénarios se déroulant dans les quatre pays desservis par le projet MSL et dans le Nord du Canada. Inspirés d’histoires vraies, les scénarios illustraient certains des défis importants auxquels font face les femmes du Bénin, de la République démocratique du Congo, de l’Éthiopie, de la Tanzanie ou du Canada, dont un manque de compétences découlant de la formation inadéquate des sages-femmes, la difficulté d’accès à des services de planification familiale et l’absence de soins respectueux et adaptés à la culture dans leur communauté. Chaque scénario montrait que des sages-femmes bien formées, bien soutenues et travaillant dans un cadre réglementé sont la clé pour surmonter ces défis et améliorer les résultats en matière de santé reproductive.

Sylvie Miedinger RM (Canada), Eucabeth Auma Oyiengo (sage-femme, Tanzanie), Aurélie Théthé Lukusa (sage-femme, République démocratique du Congo ) Kirsty Bourret RM (Canada)

La députée Celina Caesar-Chavannes a pleinement joué le jeu et a réussi à « mener à terme » une grossesse gémellaire non diagnostiquée avec l’aide de la sage-femme tanzanienne Eucabeth Auma Oyiengo. Ancienne participante de la formation en urgences obstétricales pour les sages-femmes (FUOSF) offerte dans le cadre du projet MSL, Eucabeth a été capable de prendre en charge cette situation d’urgence potentiellement mortelle avec confiance. Mme Caesar-Chavannes a reconnu le rôle crucial des sages-femmes dans le renforcement des systèmes de santé et l’offre de formation dans des milieux défavorisés.

Mona Fortier, (députée d’Ottawa-Vanier), Katrina Kilroy (presidente ACSF), Celina Caesar-Chavannes (députée Whitby)

Mme Auma Oyiengo a raconté à la foule comment les compétences acquises lors de la FUOSF l’ont aidée à sauver la vie d’une mère qui est arrivée à sa clinique en novembre 2017 en présentant une rétention placentaire. Elle a expliqué qu’avant d’avoir suivi la FUOSF, elle dirigeait tous les cas de ce type vers l’hôpital de district. Il y a quelques années, une femme présentant une rétention placentaire est décédée en route vers l’hôpital où on l’avait orientée. « Cette fois, a-t-elle dit, je savais comment prendre en charge cette situation d’urgence. » Mme Auma Oyiengo a exercé les manœuvres apprises dans la FUOSF et en deux heures, l’hémorragie avait complètement cessé et la femme et son bébé étaient saufs. Depuis le début du projet, le taux de mortalité maternelle a chuté de 10 % dans les régions de Tanzanie où le projet a eu lieu.

Sylvie Miedinger RM (Canada) et Eucabeth Auma Oyiengo (sage-femme, Tanzanie),

La deuxième sage-femme africaine à prendre la parole fut Aurélie Théthé Lukusa, de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Elle a expliqué comment une formation en urgences obstétricales précisément conçue pour les sages-femmes, élaborée et mise en œuvre dans le cadre du projet MSL, a aidé 350 sages-femmes à mieux prendre en charge les situations d’urgence potentiellement mortelles. Dans un pays où 846 femmes sur 100 000 décèdent en accouchant (le taux du Canada est de 12 sur 100 000), l’amélioration des compétences cliniques des sages-femmes est essentielle pour mettre fin à cette crise de santé maternelle.

Aurélie Théthé Lukusa (sage-femme, République démocratique du Congo )

Les deux sages-femmes ont demandé au gouvernement du Canada de continuer à investir dans les projets de santé reproductive en Tanzanie, en RDC et dans les pays où les taux de mortalité maternelle et néonatale sont élevés.

Le projet Les sages-femmes sauvent des vies est financé par le gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada et dirigé par Cuso International, en partenariat avec l’ACSF et les associations de sages-femmes locales au Bénin, en République démocratique du Congo, en Éthiopie et en Tanzanie.

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