L’événement À chaque maman, son bébé. À chaque bébé, sa maman a eu lieu le mardi 24 octobre à l’Espace Mushagalusa à Montréal. Invité d’honneur, Ambrocckha Kabeya, président de la Société Congolaise de la Pratique Sage-Femme (SCOSAF) était accompagné des sages-femmes canadiennes Raymonde Gagnon, professeure et ancienne présidente de l’Ordre des Sages-femmes ayant œuvré en RDC, et Sylvie Saunier, formatrice récemment revenue d’un séjour en RDC.

Ensemble, ils ont échangé au sujet des besoins criants de la RDC en matière de soins maternels et de l’élaboration d’une nouvelle formation sur les soins obstétricaux néonatals d’urgence (SONU) par et pour les sages-femmes de la République démocratique du Congo (RDC), un projet réalisée conjointement avec l’Association canadienne des sages-femmes et Cuso International, et financé par le gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.

« Le partenariat consistait d’abord à chercher un renfort, à être renforcé dans le domaine pour arriver à secourir la femme. Il est connu partout dans le monde qu’au premier plan la sage-femme c’est le porteur de santé indispensable pour la santé de la mère. Et dans le monde, les pays qui ont investis dans la sage-femme ont pu résoudre les problèmes que vit la RDC aujourd’hui. »

– Ambrocckha Kabeya, sage-femme et Président de la Société Congolaise de la Pratique Sage-Femme (SCOSAF)

« Pour ma part j’ai accompagné la SCOSAF qui veut aller vers une réglementation donc une loi professionnelle pour les sages-femmes. Nous on a un historique d’avoir mis en place un ordre professionnel donc c’est quelque chose qui est intéressant à partager avec la SCOSAF et avec la République démocratique du Congo parce que c’est vraiment un moyen pour aider les sages-femmes à pouvoir être mieux reconnues et pouvoir avoir une action plus efficace sur le terrain aussi. »

– Raymonde Gagnon, sage-femme et professeure

« Elles-mêmes constataient qu’elles étaient vraiment beaucoup mieux outillées maintenant après avoir suivies la formation. Elles étaient complètement convaincues qu’elles voulaient transformer leurs milieux de travail en arrivant le lundi matin après la formation, alors on leur a bien expliqué qu’il fallait y aller à petit pas pour pas vouloir bousculer tout le monde qui n’avait pas suivis ces mêmes cours là au risque au contraire de se faire des ennemis, donc tranquillement elles allaient semer des graines en étant de retour dans leurs milieux de travail. »

– Sylvie Saunier, sage-femme canadienne

Raymonde Gagnon, Ambrocckha Kabeya (SCOSAF), Sylvie Saunier et Caroline Tessier (Cuso)
Le sage-femme Ambrocckha Kabeya, président de la Société Congolaise de la Pratique Sage-Femme (SCOSAF) explique au public l’importance du rôle de la sage-femme dans l’amélioration de la situation de la femme en RDC. Photo: Raymonde Gagnon, sage-femme, enseignante et ancienne présidente de l’Ordre des Sages-femmes ayant œuvré en RDC, Ambrocckha Kabeya, Sylvie Saunier, formatrice récemment revenue d'un séjour en RDC et Caroline Tessier (Cuso International), animatrice de la soirée.

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