L’ACSF a récemment parlé avec Jamie Robinson, Chargée de projet, programme mondial (Tanzanie), concernant son travail sur le lancement de la phase 2 du projet d’Amélioration des services de santé maternelle (ISDSM) en Tanzanie.

Nous nous sommes assis pour une conversation avec Jamie pour discuter des détails du projet, du contexte tanzanien dans lequel il aura lieu et de la participation des sages-femmes canadiennes.

Lucy Mabada RM, Coordonatrice du projet Sanofi (à la droite)
Lucy Mabada RM, Coordonatrice du projet Sanofi (à la droite)

J: La phase 2 du projet d’Amélioration des services de santé maternelle en Tanzanie (ISDSM) vise à augmenter les compétences et la disponibilité des sages-femmes dans six régions rurales de la Tanzanie. L’objectif premier du projet consiste à améliorer la capa­cité des sages-femmes à gérer les urgences grâce à un programme de formation en urgences obstétricales pour les sages-femmes (FUOSF). En deuxième lieu, notre association partenaire, l’Associa­tion des sages-femmes de la Tanzanie (TAMA) se réjouit à l’idée d’intégrer le modèle de formation par compétence élaboré par l’ICM, modèle qui a connu un grand succès ailleurs en Tanzanie. Nous travaillons de manière durable pour aider les instructrices en pra­tique sage-femme à rester à l’avant-garde dans l’enseignement de la profession. Au cours de cette phase, 200 sages-femmes suivront le programme de FUOSF. Notre objectif est d’offrir la formation à l’ensemble des installations de santé principales dans le district.

L’élargissement de l’initiative phare du Programme mondial, « L’Amélioration des services de santé maternelle en Tanzanie » qui a commencé en 2013 nous rend très heureux. Ce fut le tout pre­mier projet à naître de notre jumelage avec la Tanzanie. La fondation Sanofi Espoir, le bailleur de fonds, a constaté le succès du projet et a décidé de financer la deuxième phase.

J: Le projet cible certaines des régions plus rurales de la Tanzanie, surtout celles particulièrement dans le besoin. La Tanzanie compte parmi les 10 pays qui représentent 61 % de la mor­talité maternelle au monde, ce qui explique certainement ce besoin de créer un environnement plus sécuritaire et mieux soutenu pour les mères. En Tanzanie, c’est dans les régions du lac et de l’ouest que l’on dénombre le plus haut taux de mortalité maternelle; TAMA et l’ACSF ont donc choisi d’y travailler.

D’autre part, nous appuyons notre travail sur les notions acquises par TAMA et l’ACSF lors de la première phase du projet. Lors de la première phase, les sages-femmes de Tanzanie et du Canada ont créé la FUOSF. Cette formation a ensuite été offerte à plus de 300 sages-femmes.

Quel bonheur de pouvoir s’appuyer sur notre travail antérieur pour progresser. Lors de la première phase, nous avions l’impression de devoir réinventer la roue, en nous inspirant des autres ateliers de formation en urgences obstétricales pour les sages-femmes afin de déterminer ce qui fonctionnerait mieux dans ce contexte par­ticulier. Maintenant que nous en sommes à la deuxième phase du projet, notre expérience nous aidera certainement à déployer cette nouvelle phase plus harmonieusement.

Il est important de noter que les sages-femmes tanzaniennes sont formées dans le modèle mixte infirmier / sage-femme. La pratique sage-femme est donc une sous-section de leur programme d’études et de formation. Ce modèle diffère largement de celui offert aux sages-femmes canadiennes qui se concentre uniquement sur la pratique du métier de sage-femme. Conséquemment, une formation de sage-femme axée exclusivement sur les soins d’urgence mater­nels et néonataux est nécessaire, contrairement aux compétences d’ordre plus général dans les soins infirmiers d’urgence.

J: Nous sommes présentement à l’étape de planification et de recrutement dans ce projet. Au total, quatre sages-femmes cana­diennes se rendront en Tanzanie dans le cadre du projet pour offrir des ateliers de FUOSF. Ces missions commenceront dès l’été 2017 et se poursuivront jusqu’en 2018. De plus, nous appuierons une formation et un enseignement par compétences. Pour ce volet du projet, nous espérons embaucher une sage-femme de l’Afrique de l’Est détenant la certifica­tion de l’ICM dans ce domaine.

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