Les sages-femmes canadiennes Alixandra Bacon, Kelly Chisholm et Beverly O’Brien se sont réunies dernièrement dans les bureaux de l’ACSF à Montréal pour travailler sur la phase 2 du projet Renforcer les services de sage-femme au Soudan du Sud. Elles collaboreront avec des sages-femmes sud-soudanaises pour renforcer l’Association sud-soudanaise des infirmières et sages-femmes (SSNAMA), recruter de nouveaux membres et accéder aux ressources.

En 2015, on a fait appel à l’ACSF pour former un partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) pour un projet existant qui vise à renforcer les services de sage-femme dans le plus jeune pays du monde, le Soudan du Sud. Le projet Renforcer les services de sage-femme s’échelonnant sur 5 ans (phase 2), qui est soutenu par Affaires mondiales Canada et dirigé par le FNUAP en partenariat avec l’ACSF et le ministère de la Santé du Soudan du Sud, a débuté officiellement au printemps 2016. Le Soudan du Sud compte parmi les pays affichant le plus haut taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile au monde, en partie dû au manque criant de fournisseurs de soins de santé qualifiés. En proposant des initiatives d’amélioration des capacités des sages-femmes et des autres fournisseurs de soins de santé, l’ACSF et ses partenaires souhaitent améliorer la santé au Soudan du Sud. L’ACSF offrira son soutien en encourageant le mentorat direct entre pairs et le partage de compétences techniques par les sages-femmes canadiennes actives ainsi que d’autres professionnels de la SMNE.

Chef d’équipe pour la composante « renforcement de l’association » du projet Renforcer les services de sage-femme, phase 2, la sage-femme britanno-colombienne Alixandra Bacon a l’intention de partager avec les sud-soudanaises « ce qui a bien fonctionné pour nous ici au Canada, et ce qui a moins bien fonctionné, nos forces et nos faiblesses ». Elle poursuit en ajoutant que « nous devrons aussi bien saisir ce qui rend leur situation unique pour nous aider à déterminer comment approcher les choses différemment ».

Les trois sages-femmes ont déjà travaillé dans un contexte international. Elles s’entendent pour dire que l’aspect le plus important du projet repose sur l’échange mutuel de connaissances et de compétences. Bev O’Brien, sage-femme d’Edmonton à la retraite, croit fermement que les sud-soudanaises leur enseigneront ce qu’elles doivent savoir. « Comment les Sud-soudanaises apprennent-elles? Quelles sont les meilleures stratégies à adopter pour présenter de l’information les unes aux autres? Comment communique-t-on au Soudan du Sud? Quels sont les enjeux au sein des diverses tribus du Soudan susceptibles de les empêcher de former une organisation solide? De quelle façon diffusent-elles leur message de façon à ce qu’il soit entendu par les personnes ciblées? »

Kelly Chisholm, une sage-femme d’Halifax qui agit à titre de consultante technique dans le projet au Soudan du Sud, travaillera au renforcement de l’association des sages-femmes au Soudan du Sud, en s’appuyant sur ses 10 années d’implication au sein de l’Association des sages-femmes de la Nouvelle-Écosse. Elle est convaincue que ce projet peut faire une différence.

« CE QUI M’A FRAPPÉE DANS CE PROJET C’EST LE SOUTIEN QU’IL REÇOIT DE LA PART DU FNUAP AU SOUDAN DU SUD ET D’AFFAIRES MONDIALES CANADA. C’EST LE GENRE DE PROJET OU ON NE SE CONTENTE PAS SIMPLEMENT DE SE RENDRE DANS UN PAYS POUR Y PANSER UN PROBLÈME, PUIS EN REPARTIR SANS REGARDER DERRIÈRE. C’EST UN PROJET AVEC UNE LONGÉVITÉ QUI A DU MORDANT ET SURTOUT UN DEGRÉ DE DURABILITÉ QUI, JE LE CROIS BIEN, SAURA FAIRE LA DIFFÉRENCE POUR LES SUD-SOUDANAIS. »

– Kelly Chisholm

Les trois membres de l’équipe canadienne de sages-femmes se réjouissent à l’idée de partir sur le terrain. Mme O’Brien est particulièrement enchantée par la formation pré-départ fournie par l’ACSF. « Elles s’engagent vraiment avec nous afin qu’on fasse du mieux qu’on peut et qu’on s’attendent de façon raisonnable à ce que ce premier séjour soit for probablement un séjour qui sert à établir une relation avec les infirmières et les sages-femmes sud-soudanaises afin d’entendre quels sont leurs besoins pour continuer le programme. »

Le projet au Sud Soudan est un parmi plusieurs des projets ACSF-Mondial qui vont être mis sur pied dans les mois à venir. Il y aura un besoin grandissant de sages-femmes canadiennes intéressées à des placements outre-mer. Madame Bacon encourage fortement d’autres sages-femmes canadiennes à s’impliquer dans le programme mondial de l’ACSF : « Que vous travailliez au Soudan du Sud, en Tanzanie, en Éthiopie, en République démocratique du Congo, quel que soit le projet, vous percevez toute la beauté qui se cache derrière le métier de sage-femme, dans sa plus simple équation. Qui sont les sages-femmes, indépendamment de la culture, de l’environnement ou du milieu de travail. C’est une façon de reconnaître ce que nous faisons de bien ici, mais aussi ce que nous pourrions améliorer, faire autrement. »


Pour les sages-femmes qui voudraient se renseigner davantage ou pour appliquer : Sur le terrain

La sage-femme Alixandra Bacon nous partage ses observations quant à son travail dans le cadre du projet Renforcer les services de sage-femme au Soudan du Sud.

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